UN OUBLI
C'est très curieux qu'on laisse en liberté
Sous les régimes de ce temps
Quelqu'un qui pense encore aux plantes,
Qui, VRAIMENT, y pense,
Qui en fait de la pensée,
Qui en fait pour les âmes une abondance ;
Ce doit être un oubli ;
On se prépare à le réparer ;
Un tel crime contre le crime ne peut plus être
toléré ;
Les poètereaux de la bourgeoisie
Travaillent à de grandes affiches :
« AU NOM DU CAPITAL ET DE STALINE C'EST
INTERDIT. »