robin_index.gif (9504 octets)

chrono.gif (1744 octets) poesie.gif (2192 octets) roman.gif (1868 octets) traduction.gif (2450 octets) critique.gif (1979 octets) ecoutes.gif (2186 octets)
icono.gif (2534 octets) proses.gif (2040 octets) lettres.gif (2171 octets) theatre.gif (2064 octets) radio.gif (1706 octets) voix.gif (1867 octets)

logo_robin.jpg (4017 octets)

biblio.gif (1004 octets)
temoins.gif (1901 octets)
contact.gif (1838 octets)

Armand Robin : l'oeuvre libertaire

*     *

 

LE POÈTE PROLÉTARIEN

 

Je ne suis plus qu'un homme qui dit ce qu'il est;

Je n'ai plus du tout besoin de style compliqué:

Je n'ai besoin que de tout donner sans rien demander,

De semer pour vous tous, sans que je puisse me récolter,

L'âme que m'ont faite les paysans, les ouvriers.

 

Je ne suis pas venu pour vivre en privilégié;

J'ai la main prise dans une grande main de fidélité;

Paysans, ouvriers, surgi de vous, aventuré

Très bêtement parmi les grands messieurs mauvais,

Je reste en vous granit que RIEN ne peut changer.

 

Les poèmes pour moi ne sont pas un banquet,

Mais manière plus sûre et plus dure de suer;

Nul ne peut m'apprivoiser avec des bouquets de célébrité;

Au banquet des lettrés j'ai refusé de festoyer;

Aucun puissant ne peut m'hitlériser, m'aragoniser.

 

Je ne dois qu'aux miens seuls, très grands, très purs, tout ce que j'ai;

Les prolétaires dont je suis né viennent toujours m'aider;

Quand un mot chante en moi, c'est qu'il voulait en eux chanter;

Communistes et bourgeois, tentez donc de me renverser:

C'est en eux tous, messieurs, qu'il vous faut me déraciner.

 

Lentement, obscurément les miens m'ont fait;

Je me sens dans leurs mains encrier d'écolier;

Index des textes libertaires

homepage.gif (318 octets)