Refusant
tous les ports et les bords défaillants,
Loin des rames sauvant mes volontés de vent,
Selon les sauts de l'eau me haussant m'abaissant,
Vers le nord vers le midi zigzaguant m'entrecroisant,
Je vogue, élan rodeur vers tout vacillant.
Seule
la lune, avec son chancelant fragment
Filouté sur le front d'un taureau blanc dormant,
Vient me défendre quand je suis trop penchant,
Sa tête de camarade m'encorne tendrement
Me pousse plus avant sur mon chemin flottant. |