- 1943 - |
| janvier | *** sans date précise : 1943, 44, 45 : AR
Soigné pour une pneumonie par le Dr Yves Marie Balc'h, qui se souvient que c'était rue
Falguière. 1: nrf : Pasternak, l'avènement du visage, traduction + un poème de Jacqueline Allan-Dastros 5 : visite à Jean Paulhan à la nrf. sans date: visite de Marcel Laurent, qui révèle qu'il a publié quelques sur A. R. et la poésie poignante dans divers journaux. (L'union française ou le Pays Libre ? ) |
| février | 1 : nrf : Trois
poètes russes (Essénine, Maiakovski, Pasternak), présentation... qui sera reprise
avec modifications pour Quatre poètes russes, mais aux Editions du Seuil, avec
adjonction d'A Blok. L'existence de cette préface publiée à la NRF sonne comme une
annonce de publication chez Gallimard. Robin en décidera autrement, conséquence non de
la liste noire mais de la crise de juillet-août à suivre. 6: Comoedia :
Témoignage sur la poésie : réponses à une enquête de la revue : Je dois avouer
que mes poèmes ont une qualité, une seule : c'est qu'ils sont poignants, mais cela je le
dois à tant d'autres : j'ai eu la chnace d'être né dans le peuple, d'avoir entendu de
simples gens improviser sans en avoir conscience des chants épiques authentiques comme du
granit.... 13 : Comoedia : Paul Valéry : note de lecture 17 : lettre à Jean Bouhier : a peu écrit cet hiver, et lui envoie un poème d'un vieux poète arabe Imrulquais, l'un des sommets de la poésie mondiale, totalement inconnu en France, traduction faite l'année précédente. Demande qu'on lui envoie les épreuves à corriger en cas de problème de contre-sens car il passe l'examen d'arabe aux langues O. L'envoi est fait sous enveloppe et en-tête du Ministère de l'information, où il écoute les émissions en langues étrangères. |
| mars | 1 : Achim Von Arnim : Mrs
Lee, longue traduction et dernier article donné à la nrf pendant la
guerre. La rupture est déjà en chemin. 15 : renvoi des épreuves d'Imrulquais à Jean Bouhier, après 10 jours de correction serrée; va lui faire envoyer un exemplaire du temps qu'il fait. Il annonce aussi que jacqueline va lui envoyer ses poèmes. Bouhier lui demandant de l'aide, il lui révèle son rythme de vie : je travaille matériellement 14h par jour; sur les 10h qui restent, j'en consacre 3 au sommeil et 4 à mon oeuvre personnelle : toute sortie, quelle qu'elle soit, se trouve supprimée. Il faut bien que la carcasse esprit rende et ne dise rien. 17 : lettre à Jean Paulhan : Lui transmet les quelques bulletins d'information promis avec consignes pour la diffusion et la récupération : Je vous demanderais de ne pas trop les faire circuler. Si vous piouviez les remettre sous enveloppe lundi prochain: je passerais le sprendre mardi matin. Vous verrez de quoi je régale Laval tous les matins. Armand Robin connaissant l'engagement de Paulhan dans la Résistance, il s'agit évidemment de transmission clandestine d'informations avec tous les risques que cela suppose. Il justifie aussi le fait qu'on ne le voit plus : les horaires des radios m'interdisent pratiquement de sortir. Propose de faire voir le mot à mot des 5 chapitres du roman chinois qu'il est en train de traduire aux langues O. 22 : doit passer à la nrf pour récupérer ses bulletins d'écoute. |
| avril | 10 : Les Cahiers de l'Ecole
de Rochefort publient Imrulquais, 8 pages, qui seront reprises dans Poésie
Non Traduite. 13 : Après une probable nouvelle transmission de bulletins d'information, lettre à Jean Paulhan pour les récupérer en main propre. 15 : doit passer à la nrf vers 18h30, pour la récupération des bulletins. 18 : lettre à Jean Bouhier pour le remercierde l'édition d'Imrulquais. A fait paraître dans Comoedia une petite note sur l'école de Rochefort. Transmet un message personnel (sans doute codé) paru sur Radio-Alger pour Mme Julia, hôpital de Rochefort-sur-Loire: elle est priée d'avertir les parents du petit rolland que toute la famille d'Algérie va bien. 25 : 9h10 à 9h30 : Pâques, fête de la joie, émission de
radio est diffusée sur les antennes des postes d'Etat de la radiodiffusion nationale,
avec la distribution prestigieuse suivante : Juliette Faber, Gisèle Parry, Louise Conte,
Jean Dessaily, Jacques Dacqmine, François Perrier et Roger Blanc. Le texte est d'Armand
Robin; le montage musical et la mise en ondes de A.C. Gervais. Le tout sous la direction
de Pierre Sabatier et Jean Renon, "rédacteur en chef de radio-jeunesse", en
fait et en clair, représentant du ministère de la propagande. Au nez et à la barbe de
ce fonctionnaire zélé, Robin utilise tous les symboles du renouveau de la nature et de
la religion chrétienne pour faire entendre son message : la fin de la guerre est proche !
terre qui se réveille et renaît au printemps après la mort de l'hiver, trompettes de
Jéricho et de la résurrection, passion du Christ puis apparition en pleine gloire; les
cris des oiseaux se mêlent aux cris des peuples... le christ apparaîtra lorsque les coeurs
auront dépassé l'hiver, la guerre.... |
| mai | Ecrit Romantisme, Symbolisme, Surréalisme,
qui paraîtra dans Comoedia en septembre. Commence à apprendre le finnois. 21 : lettre à Marcel Laurent, qui lui a écrit, et à qui il a tardé à répondre se justifiant par son travail et ses examens futurs: chinois, arabe littéral et finnois. projet de rencontre en juillet. 22 : Comoedia : Achim Von Arnim : les folies de l'invalide sur le fort Ratonneau, traduction. |
| juin | Sur fond de bruits de débarquement allié, la
nrf sont son dernier numéro. Passe avec succès ses examens de Finnois (1ère année), 16/20, mention Bien; Arabe littéral (1ère année), 12/20, mention Assez Bien; Chinois (2e année), 12/20, mention assez Bien; et démarre le hongrois en commençant à traduire André Ady. Envoie une lettre provocatrice à Mme Irja Spira, répétitrice aux langues O et traductrice du Finnois, ambassade de Finlande : "collaborationniste à outrance". Voir la suite en octobre. juin-juillet : Jean Simonpoli fait part à Noël Arnaud (tous deux appartiennent au collectif La Main à Plume, issu du surréalisme) de son désir de le rencontrer. |
| juillet | 4 : lettre à Jean Bouhier pour
le remercier d'un envoi de poèmes; annonce un séjour d'une semaine en la Bretagne; puis
un séjour de quelques jours dans la Nièvre où Jacqueline restera pour 2 mois. S'il a eu
lieu, le séjour aura forcément été plus bref que prévu, puisque Jacqueline vivra la
surveillance allemande infligée à son mari en août. fin du mois : début la grande crise qui va modifier définitivement la vie d'Armand Robin. Les 2 mois qui suivent sont particulièrement confus à analyser : beaucoup d'événements non datés ou datés de manière approximative quelquefois plusieurs années après les faits. Difficile de faire la part du réel, du sincère et de la provocation, voire de la vantadise ou des propos de comptoir... Ne seront notés que les événements pour lesquels il y a des traces matérielles, quitte à constater les contradictions ou les invraisemblances. Quoi qu'il en soit en cours de mois, Marcel Laurent vient voir son ami à Paris, y compris au ministère, et ne remarque rien de particulier. A dû quitter le ministère, d'après une lettre à Eluard de fin 1944. Dans d'autres il continue son travail au ministère mais en se laissant aller à des provocations. S'en suit une période trouble où il aurait été surveillé / menacé par la gestapo. Robin parle même de mandat d'arrêt. Pour mémoire: publication aux "éditions de minuit clandestines" de L'honneur des poètes, recueil de poésies clandestines de la résistance, Eluard, Aragon, etc, avec des pseudonymes. |
| août | fin juillet / début août :
provocation directe anti-Laval au ministère: J'avais fait connaître à Laval ce que
je pensais de lui et lui avais écrit que si j'avais absolument à le voir, du moins je ne
lui serrerais pas les mains. (lettre ultérieure à Jean Paulhan) 6 : Imprudence et provocation jusqu'à l'extrême limite, démarche de Von Schleier et dénonciations, AR dixit. 7 : AR est convoqué par Laval. Il passe d'abord entre les mains d'un de ses secrétaires, Villiers-Terrage, qui lui révèle que ses collaborateurs ont tout fait pour le sauver, mais que Laval est furieux, avant de lui glisser : Tâchez d'être gentil avec lui". Sonné, AR renonce ce jour-là à dire son fait à Laval. Plus tard, AR reconnaîtra que Laval l'a sauvé. Fin août : rencontre à la nrf avec Jean Paulhan : AR lui annonce qu'il a décidé de rompre définitivement avec les milieux littéraires (et donc Gallimard) et bourgeois. Jean Paulhan minimise, met cette décision sur les difficultés relationnelles actuelles de Robin au ministère, bref il cherche à gagner du temps. Fin août (sans date) : lettre à Jean Paulhan: écriture hachée,
nerveuse, avec beaucoup de ratures, comme toutes les lettres qui vont suivre jusqu'à fin
septembre au moins: déclare avoir été en quarantaine au ministère et l'avoir mal
supporté et avoir été sous le coup d'un mandat d'arrêt. Annonce sa décision : j'ai
décidé de rompre absolument tout dernier lien avec la bourgeoisie et avec tout ce qui y
peut me servir, (sauf évidemment pour gagner mon pain et celui de ma femme). J'ai honte
d'avoir vécu presque 10 ans de ma vie dans une maison des morts, je veux dire dans un
monde où on m'a offert aux dépens de l'âme des commodités, voire de la célébrité,
si j'en voulais. J'ai été un être pitoyable et ce n'est que peu à peu que j'ai compris
où je m'étais fourvoyé. Paulhan, comprenez-vous, après tant de compromissions avec le
monde capitaliste, je voudrais travailler obscur et fort. Ces derniers deux ans, par
faiblesse envers ma nouvelle famille, il m'est même arrivé de vendre de la pensée
contre de l'argent. J'ai accepté de vendre mon âme pendant des années. Fin août : lettre à Jean Paulhan avec le tract Le manque
d'esprit dans le mal. Confirme l'envoi du tract Un peu de clarté et ses
regrets de n'avoir pas rompu plutôt avec la bourgeoisie. Fait mention d'un accord entre
Russes et des militaires allemands en vue d'un cessez-le-feu sur le front est, accord dont
il entrevoit la conséquence inévitable : Hitler et le capitalisme anglo-américain
devront renoncer à l'espoir d'empêcher l'Europe de devenir enfin communiste. 30 : Sous le coup d'un mandat d'arrêt, AR est prévenu de devoir quitter son domicile, puis sauvé par une intervention mystérieuse mais efficace : Le 30 août 1943, quelqu'un qui est de vos amis me fit avertir à 7h du soir que je devais quitter immédiatement le domicile [illisible] où j'étais justement en train de lire Marx: je me délectais au savoir-faire de cet auteur et j'aurais quitté ce délice sous prétexte que la gestapo un peu avant l'aube viendrait m'arrêter? Cette fois-là aussi je fus désobéissant et j'en fus récompensé : l'un de vos actuels favoris, grâce à des relations (que je n'avais pas moi-même, et pour cause !) put dans ces quelques heures faire supprimer le mandat d'arrêt; je pus ainsi vivre bienheureusement toute une nuit dans Marx à une époque où les Marxistes ne l'avaient pas encore rendu insupportable. Lettre de type indésirable en date du 7 juillet 1946 : envoi des Poèmes d'Ady aux membres du Comité National des Ecrivains. |
| septembre | 1er : Tract envoyé à Jean
Paulhan: Armand Robin fonde un prix littéraire anticapitaliste avec ses droits d'auteurs
Gallimard, soit 6000 francs... en réponse au prix Gallimard de 100000 créé en août ! 4 : lettre à Francis Berthou, ancien condisciple de Campostal, non signée par sécurité : confirme les 5 semaines sous la surveillance étroite de la gestapo, avec un mandat d'arrêt et une condamnation à mort en attente chez les SS. Déclare qu'il n'est plus surveillé depuis le 31 août et annonce la fin de la guerre. 6 : Lettre à Jean Paulhan qui confirme ses propos et décision de la
lettre d'août citée ci-dessus : Mes idées politiques ne sont ni naïves, ni
légères ; j'ai beaucoup plus de données que bien des gens ; si elles paraissent naïves
et légères, c'est que tout simplement, les exposant dans un milieu littéraire, je ne
peux les exposer sérieusement, le moindre élément réel de la situation à l'étranger
y étant inconnu. Ces idées sont très claires, de plus en plus : c'est le communisme
total (inutile de répéter les termes de mon tract). Ces idées, je les ai toujours eues
(il vous suffirait d'interroger le premier venu de mes camarades de classe) ; cependant,
à partir de 1936, mes premiers succès littéraires me conduisirent à des
fléchissements dont j'ai honte maintenant ; pendant quelques années, très exactement
jusqu'à ces temps derniers, je trouvais très normal de jouer le jeu littéraire tel que
la bourgeoisie l'a créé ; puis cela m'est devenu impossible et je n'accepte plus de moi
cette trahison. Quand vous mobilisez contre moi une déclaration, de Carcassonne, vous ne
jouez pas franc-jeu, Paulhan : vous savez bien qu'à ce moment, j'étais tout à ma joie
de voir sombrer le chauvinisme français et que d'ailleurs l'U.R.S.S. n'étant pas encore
en cause, toute cette histoire me paraissait frivole. J'aurais beau jeu moi aussi à
mobiliser les propos que tint alors devant moi Eluard et d'autres, mais vraiment cela me
paraît sans importance. [...] Lettre sans date à Jean Paulhan, écriture normale, en-tête =
Paulhan : commence par s'excuser des accusations de faire circuler des bruits qu'il a
attribuées à son ami, mais maintient son refus de continuer la collaboration
avec Gallimard, a trouvé un ton nouveau pour ses poèmes, une voix que je ne
sentais pas compromise, et s'est découvert ayant écrit la matière d'un recueil
de poèmes (impubliables en ce moment) : Les Poèmes Indésirables
ou les fragments qui resteront inédits ? Il est clair donc que ce n'est pas la décision
du CNE de le mettre sur la liste noire (octobre 1944, soit un an plus tard) lui
interdisant de publier qui provoque sa rupture avec les milieux littéraires et son
adhésion à la fédération anarchiste. C'est bien le contraire ! 18 : Comoedia : Romantisme, Symbolisme et Surréalisme |
| octobre | Lettre sans date à Jean
Paulhan, écriture normale, apaisée, semble-t-il, en-tête= Paulhan : s'explique sur son
attitude au ministère: faisait devant tous de la propagande révolutionnaire; il a donc
fini par être dénoncé par écrit comme agent de l'Angleterre ou du Guepeou. Laval,
seul, l'aurait défendu. Il craint aussi d'être dénoncé à la gestapo par Irja Spira,
à qui il a envoyé une lettre pour la faire réfléchir sur son côté
collaborationniste, et la dame a manifesté son intention de se venger. AR demande à Jean
Paulhan de lui parler étant donné qu'elle fréquente la nrf en tant que
traductrice du finnois. Révèle que le ministère lui a signifié son congé, "après deux demandes de l'ambassade d'Allemagne". Propose un article de Bir Hakeim, journal gaulliste clandestin, à Jean Paulhan, avant de se raviser: vous bavardez trop. 5 : Lettre Indésirable N°1 adressée à la Gestapo : sans doute la plus célèbre des lettres Indésirables. Fort de ses écoutes radiophoniques, AR y dénonce les agissements de la Gestapo et de l'armée allemande en Europe : chambres à gaz motorisées sur le front russe, massacres en Pologne, avant de clamer sa sympathie pour le travailleur allemand, y compris quand il porte un uniforme. Texte complet de cette lettre ici. 6 : fait divers : tract de La main à plume diffusé entre autres à Jean Paulhan : il relate une correction infligée à Georges Hugnet par Noël Arnaud pour des propos jugés diffamatoires envers le groupe surréaliste. Longue lettre sans date à Jean Paulhan, sans en-tête, mais d'une écriture presque normale : AR lui reproche ses "bavardages" et déclarations à son sujet. Il revient sur leur rencontre à la nrf de fin août, et lui reproche de ne pas l'avoir cru quand il a annoncé sa rupture. Enfin il suggère de ne plus se voir ni s'écrire. La rupture est donc consommée pour ne pas alimenter davantage l'animosité. Enfin, et c'est plus surprenant, AR dit son admiration pour le poème Musée Grévin de François-la-Colère, pseudonyme d'Aragon, publié clandestinement et diffusé par tract suivant la technique du temps : il est vraiment beau, mais cela ne change pas notre devoir qui est de s'opposer à ce patriotisme. Le point de vue libertaire est très net. 9 : Jean Guéhenno : Journal des annnées noires : "ce matin le téléphone me réveille. C'est un jeune fou qui sans souci de la table d'écoute me crie ses projets : il veut me voir le plus tôt possible, fonder une revue internationaliste qui se moque de la censure allemande. Et sa frénésie me fait mieux connaître mon désespoir". D'après F morvan, le "jeune fou" n'est autre qu'AR., La Fausse Parole, P 146. |
| novembre | 7 : Lettre à G. Gallimard (en
contradiction avec la suivante ?) pour proposer des traductions d'André Ady. Projet qui
sera accepté, semble-t-il plus tard, mais qui ne verra jamais le jour: C'est AR qui le
refusera au profit des Editions Anarchistes. 8 : lettre de rupture à Jean Paulhan. Partant des ragots que l'on continue à diffuser sur son compte dans le bureau même de Paulhan, et l'accusant d'être à la source de certains bruits, AR lui annonce qu'il ne lui serrera plus la main, qu'il retire à la nrf tous les projets de publication en cours : Arnim, Goethe, Lao-Tseu, Tcheng-Tseu et qu'il subordonne son retour au désembourgeoisement des éditions. La rupture semble définitive. Un semblant de retour à la normale s'amorcera en fin 1944. Mais le Cher Paulhan ne reviendra qu'en 1945. |
| décembre | Parution de La Jeune Poésie,
collection Comoedia-Charpentier, éditions Les Publications techniques : le volume
contient 3 poèmes d'AR : Lettre à mon père, le traducteur et Dieu,
ainsi que par ailleurs le seul portrait retrouvé de Robin au crayon : il y figure
aux côtés notamment d'Eugène Gullevic et Jacques Audiberti. Noël : date de copyright de Cinq Célébrations radiohoniques, André Fraigneau, Armand Robin, Maurice Audin. La sortie officielle sera datée du 15/02/1944. AR traduit Tou Fou, continue à traduire André Ady, et écrit les premiers jets de ce qui deviendra Les Poèmes Indésirables, qu'il diffuse à ses correspondants. |
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*** Les événements ainsi marqués, quoique authentiques, ne peuvent être datés de
manière très précise. Ils figurent en tête de l'année ou du mois.
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